Apolline de Malherbe fait partie des visages les plus exposés du paysage audiovisuel français. Journaliste et animatrice sur RMC et BFMTV, elle cumule plusieurs émissions quotidiennes au sein du même groupe médias. Sa rémunération, régulièrement commentée dans la presse people, reste pourtant entourée de zones d’ombre liées à l’absence d’obligation légale de publication des salaires dans le secteur privé.
Rémunération des journalistes audiovisuels : un cadre opaque par nature
Contrairement aux dirigeants de sociétés cotées, les journalistes salariés du privé ne sont pas tenus de rendre publics leurs revenus. Les grilles salariales des conventions collectives de la presse et de l’audiovisuel fixent des minima, mais les présentateurs vedettes négocient des contrats individuels qui dépassent largement ces planchers.
Cette opacité explique pourquoi les montants qui circulent au sujet d’Apolline de Malherbe sont des estimations, jamais des données officielles. Plusieurs médias avancent des fourchettes, mais aucune n’est confirmée par l’intéressée ni par son employeur. Pour consulter une analyse détaillée sur le salaire d’Apolline de Malherbe sur RMC, les estimations compilées donnent un ordre de grandeur cohérent avec le marché des matinales radio-télé en France.
Un élément contextuel mérite d’être signalé : un projet de loi transposant la directive européenne 2023/970 sur la transparence salariale a fait l’objet d’un avis le 29 juin 2026. Si cette transposition aboutit, les entreprises de médias pourraient être contraintes de fournir davantage d’informations sur les écarts de rémunération, y compris pour les postes à forte visibilité.

Apolline de Malherbe sur RMC et BFMTV : plusieurs antennes, plusieurs sources de revenus
La rémunération d’une présentatrice comme Apolline de Malherbe ne se résume pas à un unique bulletin de paie pour une seule émission. À la rentrée 2026, elle entame sa septième année aux commandes du 7-9 de RMC, la tranche matinale phare de la station.
Son périmètre ne s’arrête pas là. Elle anime également Apolline de 9 à 10 sur BFMTV et Apolline chez vous sur RMC Story. Le Face-à-face de la dernière demi-heure du 7-9 est codiffusé sur BFMTV, ce qui multiplie l’audience et, logiquement, la valeur de son contrat.
Cette présence sur plusieurs antennes du même groupe (radio, télévision, replay via RMC+ et RMC BFM Play) constitue un levier de négociation salariale. Plus une présentatrice alimente de créneaux, plus son poids dans la grille justifie une rémunération globale supérieure.
Ce que cette polyvalence change dans le calcul
Un journaliste cantonné à une seule tranche horaire sur une seule antenne ne génère pas la même valeur publicitaire qu’un visage décliné sur trois formats. La diversification des antennes renforce la position contractuelle d’Apolline de Malherbe face à sa direction.
Les revenus publicitaires des matinales radio comptent parmi les plus élevés du marché audiovisuel français. Le 7-9 de RMC, avec son format mêlant actualité politique et débat, attire des annonceurs qui ciblent les actifs urbains. La présentatrice qui porte ce créneau capte une partie de cette valeur dans sa rémunération.
Salaire d’Apolline de Malherbe comparé à ses prédécesseurs : la polémique Bourdin
Apolline de Malherbe a elle-même alimenté le débat en déclarant publiquement que son salaire était inférieur à celui de son prédécesseur, Jean-Jacques Bourdin. Cette déclaration, relayée par Gala, a mis en lumière un phénomène récurrent dans l’audiovisuel : les écarts de rémunération entre générations de présentateurs.
Jean-Jacques Bourdin, figure historique de la matinale de RMC, avait négocié son contrat à une époque où la station cherchait à s’imposer face à ses concurrentes. Son salaire reflétait un contexte de surenchère pour attirer les talents. Apolline de Malherbe a repris l’antenne dans un contexte différent, avec un groupe médias engagé dans une logique de maîtrise des coûts.
Le fait qu’elle ait exprimé publiquement sa déception sur ce sujet est en soi révélateur. Les journalistes vedettes évoquent rarement leur rémunération, et cette prise de parole a été interprétée comme un signal adressé à sa direction autant qu’au public.
Fortune et patrimoine d’Apolline de Malherbe : ce que les estimations recouvrent
Plusieurs sites spécialisés publient des estimations de la fortune d’Apolline de Malherbe. Ces chiffres agrègent généralement plusieurs composantes :
- Le cumul des salaires perçus sur plusieurs années de carrière dans l’audiovisuel, d’abord sur des postes de reporter puis comme présentatrice titulaire
- Les éventuels revenus annexes liés à des interventions, conférences ou collaborations éditoriales en dehors de son contrat principal
- Le patrimoine familial, Apolline de Malherbe étant issue d’une famille ancrée dans le secteur de l’art et du patrimoine culturel
Distinguer les revenus professionnels du patrimoine hérité ou constitué par d’autres voies reste un exercice spéculatif. Les estimations disponibles mélangent souvent ces deux dimensions sans les détailler.
Pourquoi ces estimations restent approximatives
Aucun document fiscal public ne permet de vérifier les montants avancés. Les sites qui publient ces chiffres s’appuient sur des recoupements (grilles conventionnelles, comparaisons avec d’autres présentateurs, déclarations indirectes) mais jamais sur des sources comptables vérifiables.
Cette prudence est nécessaire pour éviter de prendre pour argent comptant des estimations qui relèvent davantage du calcul par analogie que de l’investigation financière.

Transparence salariale dans les médias : ce qui pourrait changer
Le secteur audiovisuel français fonctionne encore sur un modèle de négociation individuelle où les salaires des présentateurs restent confidentiels. La directive européenne 2023/970, en cours de transposition en droit français, pourrait modifier cet équilibre.
Si la loi impose aux entreprises de communiquer sur les écarts de rémunération par catégorie de poste, les groupes médias devront fournir des données agrégées. Cela ne signifie pas que le salaire précis d’Apolline de Malherbe deviendrait public, mais que les disparités au sein d’une rédaction seraient davantage documentées.
Pour les journalistes comme pour les téléspectateurs, cette évolution réglementaire représente un changement de paradigme. La rémunération des figures médiatiques pourrait devenir un sujet moins spéculatif à mesure que les obligations de transparence se renforcent. D’ici là, les estimations publiées sur la fortune et le salaire d’Apolline de Malherbe resteront ce qu’elles sont : des approximations fondées sur des indices, pas sur des preuves.



